La vérité sur les savons solides

Le pain de savon, à la fois pratique, économique, écologique, et concentré en bienfaits : ce retour à l’authentique et au naturel constitue la tendance de ces dernières années, sur fond de prise de conscience écologique et sanitaire. Oui, mais… chaussons notre loupe : il y a savon et savon. A l’heure où les industriels s’engouffrent dans des brèches considérées comme des niches marketing, revenons aux fondamentaux : qu’est-ce qu’un savon ?

Trois méthodes de fabrication d’un savon :

Le métier de savonnier s’est lentement et patiemment construit sur des coutumes ancestrales basées sur la réaction chimique qui s’opère lorsque l’huile végétale entre en contact avec la soude (savons solides) ou la potasse (savons liquides).

Savon à froid : comment est-il fabriqué ? 

Chez louiseemoi, nous avons opté pour la saponification à froid : les huiles végétales et les matières premières (huiles essentielles, laits, plantes fraîches, pulpe de fruits) que nous utilisons ne sont pas chauffées, afin que leurs principes actifs soient préservés.

Savon à chaud : quelle différence ? 

La deuxième méthode pour fabriquer du savon est celle de la saponification à chaud. Le principe chimique est sensiblement le même, à la différence, et elle est de taille, que les huiles végétales utilisées sont chauffées afin d’accélérer le processus. Elles perdent ainsi une grande partie de leurs propriétés. Citons ici le savon de Marseille et le savon d’Alep, particulièrement mis en lumière ces dernières années pour leurs qualités dermatologiques. Ce procédé à chaud leur ôte une grande partie de leurs vertus potentielles.

Chez louiseemoi, « Le Marseillais », à base d’huile d’olive bio et « Délice d’Alep », à base d’huile de baie de laurier bio, sont saponifiés à froid, avec des propriétés préservées. Nous puisons notre inspiration dans la pureté de leurs recettes, mais notre procédé de fabrication est réhaussé de la marque de fabrique de notre savonnerie : savon à froid bio, avec un surgras pour éviter de décaper l’épiderme.

Savon des supermarchés : le choix des industriels 

Enfin, la troisième méthode pour fabriquer du savon est celle communément employée dans l’industrie, qui produit à grande échelle des pains aux couleurs criardes et aux parfums lourds. Ils sont formés dans des usines à partir de bondillons, qui sont des petits morceaux de savon composés d’huile de palme et de glycérine. La glycérine est extraite et réutilisée dans des cosmétiques. Le savon est alors râpé, puis passé dans une extrudeuse qui agglomère ces bondillons. La pâte de savon ainsi obtenue est enrichie d’ingrédients plus nobles qui seront largement valorisés et surexposés sur le packaging (« lait d’ânesse »…).

A partir d’une base très pauvre d’un point de vue écologique et éthique, les savonniers industriels réalisent des pains lisses et parfaits en apparence, sans aucun défaut, mais aux effluves artificiels et bourrés d’additifs allergènes.

Quel est le meilleur savon ?

Privilégiez les savons à froid bio, et scrutez scrupuleusement les étiquettes : vérifiez la composition, assurez-vous que les huiles végétales utilisées soient nobles, et fuyez tous types d’additifs et parfums de synthèse.

Les commentaires sont fermés.